Mode hors-ligne intégral
L’application fonctionne sans réseau, pas « en mode dégradé ». Les saisies partent en file d’attente et remontent dans l’ordre au retour du signal.
Vingt-deux domaines métier, du premier terrassement au dernier PV de réception. Le web pour piloter, le téléphone pour saisir, le hors-ligne quand le réseau manque. Rien à recopier entre les deux.
Ce qui se saisit là où ça se passe.
Météo, effectifs, matériel, livraisons, faits marquants : la journée est close en trois minutes, horodatée et signée. Elle devient une pièce opposable, pas un souvenir.
Chaque photo porte sa position, sa date et son auteur, et s’épingle sur le plan d’exécution. On retrouve le mur avant enduit deux ans après la réception.
Une réserve s’ouvre sur le plan, part au bon corps d’état, revient avec sa photo de levée. Le PV de réception se remplit tout seul, réserve après réserve.
Presqu’accident, permis de feu, causerie, port des EPI : déclarés au poste de travail, remontés à la minute, comptés dans les indicateurs de sécurité.
Qui était là, sur quel lot, combien d’heures — y compris les équipes des sous-traitants. Les variables de paie sortent du chantier, pas d’un carnet.
L’application fonctionne sans réseau, pas « en mode dégradé ». Les saisies partent en file d’attente et remontent dans l’ordre au retour du signal.
Ce qui répond avant la réunion.
La direction, le conducteur de travaux et le chef de chantier n’ouvrent pas le même écran. Chacun voit ce qu’il doit décider aujourd’hui.
Tâches, jalons, chemin critique, semaine vendredi-samedi. Le retard d’un lot se propage visiblement sur les suivants.
L’avancement physique se mesure lot par lot, à la réglette, contre le prévu. C’est la même donnée qui alimentera la situation.
Rapport d’avancement, tableau de bord hebdomadaire, export chiffré : ce qu’on envoie au maître d’ouvrage sort du système, pas d’un tableur retapé.
Documents qui expirent, dérives budgétaires, réserves qui traînent, sous-traitant non à jour : les signaux faibles sont poussés avant de devenir des sujets.
Ce qui se paie, à la référence près.
Budget initial, engagé, réalisé, reste à dépenser — par lot et par poste. L’écart apparaît quand il naît, pas à la clôture.
Attachement validé, situation numérotée, décompte : la chaîne des marchés publics algériens de bout en bout, retenue de garantie et révision de prix comprises.
Chaque avenant porte son impact sur le budget et sur le planning. On sait ce que la modification a coûté et combien de jours elle a pris.
Demande d’achat, consultation, commande, réception, évaluation du fournisseur. Les entreprises partenaires portent leur dossier de conformité à jour.
Facture rapprochée de la commande et de la réception. Les échéances et les retards de paiement cessent d’être une découverte.
Ce qui circule, et sa trace.
La bonne version, et une seule. L’indice périmé se retire de la circulation, les pièces administratives alertent avant d’expirer.
Question technique posée, destinataire, délai, réponse. Le silence de l’architecte devient un délai mesuré, pas un ressenti.
Ordre du jour, décisions, actions avec un responsable et une date. Le compte rendu n’est plus à rédiger le soir.
Le maître d’ouvrage suit l’avancement, le sous-traitant dépose ses pièces. Chacun voit son périmètre, rien d’autre.
Engins, entretiens, pannes, magasin de chantier : ce qui est disponible, ce qui est réservé, ce qui manque pour lundi.
Levée des réserves, DOE, garanties, retours d’expérience. Le dossier de l’ouvrage se ferme complet, pas reconstitué après coup.
L’application mobile ne cherche pas à rejouer le web sur un petit écran. Elle fait cinq choses vite, avec des gants, en plein soleil : écrire le journal, prendre la photo, ouvrir la réserve, déclarer l’incident, pointer l’équipe. Le reste attend le bureau.
Trente jours, un chantier, trois utilisateurs. Sans carte bancaire, sans engagement, et sans commercial au téléphone.